Il faut que tu regardes au-delà des parents
Mon ami! Père et mère, aime-les tendrement
Où que tes pas te portent et quel que soit l'instant.
Nourris-toi cependant des souvenirs d'antan!
Dès que tu grandiras, on te dira des choses
A propos de celui qui, près de nous, repose
Non loin de ta maison, là-bas, parmis les roses.
Il était la Bonté, la Bonté toute éclose.
Et pourtant, maintenant, ne soit donc pas morose
Les sourires et jolies, tu en es bien la cause!
J'aimerais que tu sois medecin à ton tour,
Et que, soignant les enfants et pauvres avec amour,
A cette noble tâche tu te voues sans détour,
Ne laissant nul souffrir, ni la nuit, ni le jour.
Mais tout cela est rêves qu'un viel homme recèle.
On sait que dans la vie tout n'est point "arc-en-ciel"!
Regardonc l'avenir sans quitter le réel;
Cherchons ce qui fera que tu goutes sans fiel
Et apprécie longtemps, faute d'ëtre éternel,
Les délices d'une vie vécue par un Morcel.


